L‘Université de Kara et la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) ont organisé, vendredi 16 octobre 2026, une session de formation à l’intention des enseignants-chercheurs appelés à dispenser de nouvelles unités d’enseignement consacrées à la lutte contre la corruption et à la promotion de l’intégrité. Cette initiative vise à préparer l’intégration de ces modules dans les curricula universitaires dès la rentrée académique 2026-2027.
L’Université de Kara et la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) ont franchi une étape historique en octobre 2026 en formant directement un pool d’enseignants-chercheurs à l’intégration de modules d’éthique et de transparence dans les cursus universitaires. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de quatre ans signé en juillet 2026 visant à inculquer les valeurs de bonne gouvernance au sein du système éducatif togolais.
Ce projet a pour ambition de participer à l’éclosion d’une génération consciente des méfaits du phénomène de la corruption, une génération capable d’adopter des comportements civiques et citoyens conformes aux exigences de la probité, de l’intégrité etc….
Représentant la présidente de l’Université de Kara, le vice-président, Professeur Boussanlègue Tchable, est revenu sur le contexte général de cette initiative institutionnelle. Il a retracé le processus de collaboration avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), marqué par la signature d’une convention de partenariat, la constitution d’une cellule de réflexion, la rédaction des syllabi et la validation des contenus pédagogiques.
Pour lui la corruption demeure une gangrène pour l’ensemble des sociétés. Face à cette réalité, l’école togolaise doit jouer son rôle fondamental en formant des citoyens intègres et consciencieux. Il a insisté sur l’importance d’outiller le corps enseignant pour garantir la réussite du projet.
Aba a formulé le vœu que cette expérience universitaire contribue à inspirer d’autres établissements d’enseignement supérieur et de formation au Togo, afin que l’éducation à la lutte contre la corruption s’inscrive progressivement et durablement dans les parcours de formation.
« En unissant nos efforts, nous pouvons contribuer à faire émerger une génération de diplômés, non seulement compétents, mais responsables et profondément attachés à l’intégrité. Il s’agira d’une génération pour laquelle la probité ne sera pas une simple exigence institutionnelle, mais une conviction personnelle et un principe directeur de l’action », a -t-il laissé.
Le vice-président de l’UK a au nom de sa présidente, fait une rétrospective sur les conséquences néfastes de la corruption tout en rappelant le processus de collaboration entre l’UK et la HAPLUCIA qui a abouti à l’intégration de la lutte contre la corruption dans les unités d’enseignement. Il a lancé un appel à l’endroit de ses collègues pour une participation active aux travaux de l’atelier afin de disposer d’atouts nécessaires pour assurer de meilleurs enseignements.