Et si mieux connaître la Police nationale permettait aussi de mieux contribuer à sa propre sécurité ? C’est l’approche mise en avant à Atakpamé à l’occasion des Journées portes ouvertes (JPO) de la Police nationale togolaise, ouvertes ce mardi 6 octobre au commissariat central et prévues jusqu’au 8 octobre.
Présidée par le gouverneur de la région des Plateaux, le Général de Brigade Dadja Maganawè, la cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs composantes de la société, notamment les autorités administratives, judiciaires, militaires, traditionnelles et religieuses, ainsi que des représentants des femmes, des organisations syndicales et des élèves.
Loin d’une simple présentation de l’institution, ces journées mettent l’accent sur l’information et la prévention comme outils de sécurité. Pendant trois jours, les populations sont invitées à découvrir les missions de la Police, ses services et les moyens dont elle dispose pour répondre aux préoccupations sécuritaires.
Six espaces aménagés au commissariat central permettent aux visiteurs de parcourir différents aspects de l’institution. Une exposition photographique revient notamment sur son histoire depuis 1920, avec la création du premier commissariat de Lomé sous l’administration française.
L’organisation administrative, les différentes unités, les tenues réglementaires, les galons, les conditions de recrutement ainsi que les droits et obligations des policiers sont également présentés au public.
Pour les jeunes, le volet consacré au recrutement constitue notamment une occasion de s’informer directement sur les conditions d’accès aux métiers de la Police nationale et sur les exigences liées à ces fonctions.
La prévention occupe également une place importante dans le dispositif. Les visiteurs sont sensibilisés à plusieurs phénomènes susceptibles de menacer la sécurité des personnes et des biens, notamment la cybercriminalité, les accidents de la circulation, les stupéfiants, les violences, le viol, les braquages et le transport sécurisé de fonds.
Les organisateurs ont également prévu un espace interactif basé sur des jeux de questions-réponses, permettant de transmettre les messages de sécurité de manière plus accessible, notamment aux jeunes.
Les JPO répondent par ailleurs à certains besoins administratifs des citoyens. Un guichet spécial de la Direction générale de la documentation nationale (DGDN) facilite certaines démarches relatives à l’établissement de la Carte nationale d’identité et à la légalisation de documents.
Cette dimension pratique renforce l’intérêt de l’initiative : le citoyen ne vient pas seulement observer la Police, mais peut aussi découvrir des services et obtenir des informations directement auprès des structures concernées.
Pour le gouverneur de la région des Plateaux, cette proximité est indispensable pour consolider la confiance entre les forces de sécurité et les populations. La sécurité ne repose en effet pas uniquement sur l’action des policiers. Elle nécessite également la vigilance et la coopération des citoyens. Signaler une situation suspecte, respecter les règles, prévenir les conflits et collaborer avec les forces de sécurité constituent autant de gestes qui peuvent contribuer à prévenir les risques.

Le commissaire principal Kongnah Tchimbiandja, directeur du secteur de police n°2, a pour sa part rappelé les exigences attachées au métier de policier, notamment l’engagement, le dépassement de soi et l’intégrité.
À Atakpamé, ces Journées portes ouvertes apparaissent ainsi comme une démarche de police de proximité, où l’information devient un outil de prévention et où le dialogue cherche à renforcer la confiance.
Ouvertes gratuitement au public jusqu’au 8 octobre, les JPO offrent ainsi une occasion de mieux connaître la Police nationale, mais aussi de rappeler que la sécurité collective commence par une meilleure compréhension et une coopération plus étroite entre les forces de sécurité et les citoyens.
Jean-Marc Ashraf
