Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a honoré de sa présence la grande finale des luttes traditionnelles « Evala 2025 » du canton de Pya, son village natal, dans une ambiance empreinte de solennité et de ferveur populaire, ce jeudi 24 juillet. L’apothéose qui s’est déroulée en présence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, entouré de plusieurs personnalités, dont les présidents d’institutions de la République, des membres du corps diplomatique et consulaire, des représentants d’institutions internationales, des autorités politiques, administratives, militaires et traditionnelles, a mis aux prises, sur le terrain cantonal, les Evala de la coalition Akéï-Lao-Kioudè-Tchamdè (en blanc) à ceux de Kadjika-Awidina-Kodah-Pittah (en rouge).

La rencontre, marquée par des empoignades intenses et spectaculaires, a été l’occasion pour les jeunes initiés (Evala) de démontrer force physique, courage et maîtrise des techniques de lutte, sous le regard attentif du Président du Conseil et d’un public nombreux.
Très attaché à la promotion des valeurs culturelles du pays, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé sur le terrain cantonal (terrain rouge) à 8h 48, accueilli par des ovations très nourries de toute l’assistance, massée tout autour de l’arène. Après ce cérémonial d’accueil, il s’est aussitôt installé et a donné son assentiment pour le début des joutes proprement dites.
Plus qu’une simple compétition, cette finale a confirmé le rôle identitaire et initiatique de ce rite ancestral, véritable creuset des valeurs culturelles kabyè.
Sur le terrain, les Evala de la coalition Akéï-Lao-Kioudè-Tchamdè affrontaient ceux de Kadjika-Awidina-Kodah-Pittah. La rencontre, comme on s’attendait, a comblé toutes les attentes. La joie des supporters et du public étant indescriptible. En effet, depuis les préliminaires, les préparatifs allaient bon train au niveau des états-majors de chaque camp, pour qu’au finish, les lutteurs puissent livrer de beaux combats et surtout surprendre l’adversaire. Ces états-majors, à la recherche de meilleures stratégies, se sont donné tous les moyens pour déceler les tactiques et les techniques de combat de leurs vis-à-vis, afin de ne pas se laisser surprendre. C’est ainsi que, dès le coup d’envoi des hostilités, les jeunes lutteurs des deux camps, décidés à ne pas se laisser vaincre, ont mis en pratique les leçons apprises et les conseils de leurs encadreurs. Ils ont, à cet effet, été combatifs et endurants durant toute la compétition.

Malgré toute la résistance, de part et d’autre, les lutteurs de la coalition Akéï-Lao-Kioudè-Tchamdè se sont montrés plus forts techniquement. Ils ont, de ce fait, enchainé des victoires à un rythme infernal, avec des fois, des prises spectaculaires à couper le souffle. Néanmoins, bien qu’il y ait eu quelques tentatives isolées de l’autre camp pour sauver l’honneur, le regroupement Akéï-Lao-Kioudè-Tchamdè ne s’est pas laissé faire. A l’issue de cette partie âprement disputée, la coalition Akéï-Lao-Kioudè-Tchamdè a infligé une lourde défaite à leurs adversaires, avec un score de 51 points contre 24.
Du côté des adolescents (Ahoza), la victoire n’a pas changé de camp. Les cadets de la même coalition Akéï-Lao-Kioudè-Tchamdè, galvanisés par la victoire de leurs aînés, se sont défendus becs et ongles pour mettre aussi la victoire de leur côté. Ils ont ainsi battu leurs congénères par 59 points contre 31.
Il faut dire que dans une partie de lutte, il ne suffit pas seulement d’être fort. Il faut aussi maitriser la technique et le tact indispensables pour vaincre l’adversaire. C’est pourquoi, certaine fois, les lutteurs qui s’y connaissent dans ce genre de combat, peuvent renverser des situations les plus difficiles en leur faveur. Ce qui contribue à agrémenter le spectacle sur les différents terrains de lutte.
Il faut signaler qu’après la grande finale de Pya, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a assisté dans l’après-midi, aux finales du canton de Sarakawa dans la Kozah et de Agbandé-Yaka, dans la préfecture de Doufelgou. Partout, c’était la même ferveur, faite de chants et danses. A Sarakawa, les Evala de l’alliance Kpéssidè-Kawa ont affronté les lutteurs de Sara. Au terme de cette finale, ce sont les lutteurs de l’alliance qui ont pris le dessus sur leurs homologues, avec un score serré de 13 à 10. Sur la même lancée, les Ahoza de Kpéssidè-Kawa ont gagné leurs adversaires avec 17 points contre 12.

Dans le canton de Yaka, les lutteurs de la coalition d’Agbandé-Yaka-haut et leurs congénères d’Agandé-Yaka-bas se sont neutralisés, en jouant 18 points chacun. Par contre, les cadets d’Agbandé-bas sont sortis vainqueurs avec 26 points contre 11.
