Comment mesurer plus fidèlement le coût de la vie et son évolution dans nos foyers ? C’est à cette question essentielle que l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) a apporté des éléments de réponse en organisant, jeudi dernier à Atakpamé, un séminaire national de dissémination de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), base 100 en 2023.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet de rénovation de l’IHPC, un chantier qui vise à moderniser et actualiser les outils de suivi de l’inflation au Togo, conformément aux standards internationaux. L’objectif : refléter avec plus de précision les réalités actuelles de consommation des ménages et offrir aux décideurs des instruments fiables pour orienter la politique économique et sociale.
Pour Kokou Awanou Watara Nadjarikan, chef de division des statistiques et analyses conjoncturelles et responsable national de la production de l’IHPC, cette rénovation répond aux directives de l’UEMOA et permet une meilleure comparabilité entre les pays membres. « Elle offre une lecture plus précise des tendances inflationnistes, avec des implications directes sur la politique monétaire, les prévisions macroéconomiques et l’évaluation du pouvoir d’achat des ménages », a- t-il expliqué.
Ouvrant les travaux au nom du gouverneur de la région des Plateaux, le secrétaire général du gouvernorat Plateaux, M. Vidoute Aimé Koffi, qui avait à ces côtés, le préfet de l’Ogou, kodjo Agbeko Noël Ekpé, et M. Balamwe Tagba Sôssôh Minh-Sah, Directeur régional Plateaux de l’Inseed, a insisté sur l’importance stratégique de ce séminaire. Selon lui, l’IHPC rénové n’est pas qu’une mise à jour technique : il traduit la volonté du gouvernement de disposer d’indicateurs plus représentatifs de la réalité vécue par les populations. Il a saisi l’occasion pour remercier le chef de l’État, Faure Gnassingbé, pour les efforts constants visant à atténuer les pressions sur le panier de la ménagère.
Jean-Marc Ashraf