Projet ePermis au Togo : la digitalisation des permis d’importation agricole officiellement lancée pour rendre fluide les échanges

Spread the love

Le projet de digitalisation des permis d’importation agricoles a été officiellement lancé ce vendredi 9 octobre 2026 à l’hôtel de 2 Février à Lomé. C’est Dr Kolani Dindiogue, directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire qui a présidé, au nom du ministre Antoine Lékpa Gbégbéni, la cérémonie de lancement officiel du projet ePermis au Togo en présence de M. Maracchi Niccolo, Chef de coopération de la délégation de l’Union européenne et représentant de l’Allemagne. Cette initiative appuyée par des partenaires techniques et financiers, à l’instar de la coopération allemande, la GIZ vise à faciliter la procédure d’obtention des permis d’importation des végétaux, des produits végétaux et des pesticides à travers une demande en ligne.

Le Togo franchit une nouvelle étape dans la digitalisation de ses procédures administratives. Le jeudi 9 octobre 2026, à l’hôtel de 2 Février à Lomé, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire a officiellement lancé le projet e-Permis, une initiative destinée à dématérialiser la délivrance des permis d’importation des végétaux, des produits végétaux et des pesticides. Elle s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de facilitation des échanges engagées par le ministère au bénéfice des opérateurs économiques et des entreprises.

L’objectif, est de réduire les délais de traitements des dossiers, de diminuer le coût des transactions et renforcer la transparence de la traçabilité et la sécurité phytosanitaire du territoire entre autre.

« La délivrance du permis d’importation, depuis toujours se fait de façon physique. Il y a des pertes de temps, il y a des maîtrises de contrôle des risques phytosanitaires également. Il est important de passer à la digitalisation pour faciliter la démarche d’obtention et également le suivi de la requête pour l’obtention de permis d’importation, des produits végétaux, des végétaux, des produits règlementés et des pesticides », a souligné Kossi Djifa Hounkanli, directeur de la production agricole.

Le projet a été présenté aux différentes parties prenantes. Il fera ensuite l’objet de processus rigoureux marqué notamment par une phase d’expérimentation avant son déploiement définitive.
« Son lancement permet à l’équipe technique du projet de développer la solution attestée avec les opérateurs économiques, attestée avec toutes les structures impliquées dans le système de mise en œuvre de cette solution. Et le déploiement final se fera après la formation des parties prenantes, après la formation des structures qui sont appelées à traiter les demandes sur le plan numérique ».

L’enjeu du projet ne se limite pas à la simplification des formalités commerciales. Le permis d’importation constitue un instrument de contrôle destiné à prévenir l’introduction d’organismes nuisibles, de ravageurs et de maladies susceptibles de menacer les cultures nationales. Grâce à la centralisation des informations relatives aux produits importés et à leur provenance, le futur dispositif doit permettre aux services compétents de mieux évaluer les risques phytosanitaires avant la délivrance des autorisations.

Le projet bénéficie de l’appui technique de l’Alliance mondiale pour la facilitation des échanges, mis en œuvre par la GIZ, avec le soutien financier de l’Union européenne et de la Coopération allemande. Le Centre islamique pour le développement du commerce figure également parmi les partenaires.

Prenant la parole au nom de l’Union européenne et de l’Allemagne, Niccolo Maracchi a salué cette étape franchie par le Togo dans sa stratégie de dématérialisation des services, soulignant que cette innovation devrait permettre aux usagers et à l’administration de gagner du temps, de l’énergie et d’économiser de l’argent avant de relever l’importance de cette initiative pour la compétitivité du secteur privé et l’efficacité de l’administration publique. Il a rappelé que la modernisation des procédures commerciales doit aller de pair avec la préservation des exigences sanitaires et phytosanitaires. « Un permis d’importation, c’est bien plus qu’un formulaire administratif », a -t-il indiqué.

Dans son discours de lancement, le Directeur de cabinet, Kolani Dindiogue, a précisé que la délivrance des permis d’importation en version papier est confrontée à des difficultés structurelles et ne répond donc plus aux standards exigeant davantage de rapidité et de transparence. « Ces deux dernières années, le Togo a importé une grande quantité de végétaux et de produits végétaux, notamment les semences, le malt, l’orge, le blé, le raisin frais et les pommes, ainsi que des pesticides », a -t-il rappelé avant d’ajouter que « L’introduction de cette nouvelle solution digitale nous permettra d’asseoir un système numérique moderne et intégré qui contribue à renforcer la compétitivité de notre agriculture et à booster notre économie ».

La digitalisation du permis d’importation vient ainsi s’ajouter aux nombreuses initiatives entreprises par le Togo ces dernières années en matière de dématérialisation des démarches administratives notamment le guichet national des services digitalisés.

Related posts

Lutte contre la corruption et promotion de l’intégrité : des enseignants-chercheurs de l’UK formés à l’éducation contre le fléau

Réparation des violences politiques 1958-2005 dans la centrale : le HCRRUN poursuit l’indemnisation des victimes à Sotouboua

Togo/Protection de l’enfance : AGLOH Abla Egnonam prend la coordination de la LTPE